Maïs : peut-on produire plus ? Origine et perspectives

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Nous améliorons depuis toujours les pratiques culturales pour approcher de la production maximale que prévoit le capital génétique du maïs. Un rendement élevé est-il indissociable d’un important apport d’intrants ? Cette plante si ancienne et si lointaine va-t-elle encore évoluer vers plus de rendements ?Mais qu’en est-il de la rentabilité économique des exploitations agricoles face à la pénurie et au coût des intrants ?

Cette plante hors norme a une mauvaise image (consommatrice d’eau…), un formidable potentiel et est sujette à controverse (OGM). Que ce soit avec la sélection des semences, les intrants phyto ou les micro-organismes, on cherche toujours plus de rendement avec le maïs.

parcelle de maïs

parcelle de maïs

Le saviez-vous ?

Le maïs dans ses formes les plus primitives date d’au moins 80 000 ans ! Ses origines les plus lointaines : Mexique, Nouveau Mexique. Les amérindiens en auraient sélectionné les meilleures espèces, les faisant progressivement évoluer. Le maïs constituait alors leur nourriture de base. Ce que ces peuples nommaient Maize fut développé à partir d’une graminée la téosine qui poussait en Amérique Centrale il y a de cela quelque 7000 ans…  Ce Maize n’était pas une plante quelconque, loin s’en faut. Dans la Culture mexicaine cette céréale était l’expression du soleil, un véritable symbole de prospérité !

Mais les épis de ce maïs ancestral étaient bien différents de ceux que nous connaissons d’aujourd’hui : massifs, portant de beaux  grains serrés… Ils n’avaient en effet que quelques centimètres de long et seulement 8 rangées de grains très petits qui ne se touchaient pas !

Maïs d’hier et d’aujourd’hui : quelques chiffres

  • La longueur moyenne de l’épi ancestral (téosine) était de 5 cm, celle de notre « bel épi moderne » est de 30 cm….
  • Le nombre de grains par épi était  il y a quelque 7000 ans de 40, tandis que l’épi du XXI ème siècle en comporte 500 !

C’est lors de ses grands déplacements ou Grandes Découvertes en Amérique (XVIème siècle) que Christophe Colomb découvrit le maïs et qu’il le ramena en Europe. Avant 1950, le maïs était cultivé en France sur des aires très localisées. Après cette date, l’apparition de variétés dites « hybrides » d’origine américaine change radicalement la donne, transformant la façon même de concevoir, de penser la culture de cette céréale….  Ces nouvelles variétés qui permettent des rendements élevés, accroissent aussi la capacité d’adaptation de la plante à diverses conditions climatiques. Plus récemment, des variétés « transgéniques » ont vu le jour. Sont alors incorporées à la plante elle-même les caractéristiques recherchées, comme :

  • la résistance à des insectes comme la redoutable pyrale, ennemi numéro 1 du maïs !
  • la résistance à certains herbicides (glyphosate – Roundup).

Si le développement des cultures de maïs OGM a pris une certaine extension en Amérique du nord et du sud, il s’est heurté à une opposition marquée en Europe et plus particulièrement en France.

Maïs de demain ?

Le maïs vieux de 80 000 ans, épi amérindien synonyme de soleil, symbole de prospérité est, à ce jour une céréale moderne, produite par 150 pays sur 5 continents…. Cultivé depuis le niveau de la mer jusqu’à plus de 3000 m d’altitude et nourrissant hommes et animaux au rythme de rendements records (avoisinant les 100 quintaux/ha : contre 30 quintaux/ha en moyenne jusqu’en 1960).

Certes les rendements ont augmentés, et les intrants ?

Le maïs a besoin d’eau. Même si à peine ¼ des surfaces sont irriguées, le rendement est très lié à sa consommation d’eau et au climat.

On utilise des engrais : fumier, compost, lisier ou fertilisation starter localise riche en Phosphore (30% des surfaces), voire même ultra-localise (seulement 10 à 20 kg/ha contre 100 à 120 kg ).

Et enfin des produits phytopharmaceutiques essentiellement des herbicides et insecticides (en traitement de semences ou micro-granulés).

Le maïs est-il une culture d’avenir ? Quid de la rentabilité économique de cette culture : la course au rendement face au coût voire pénurie des intrants (eau, phosphore…) ?

Pour rendre le maïs moins dépendant, des solutions existent ou émergent :

  • la culture OGM tant controversée, à tort ou à raison ?
  • le recours à un parasite dont la femelle pond dans les œufs de pyrale
  • les activateurs de croissance (bactéries, acides humiques, biostimulants…)
  • les micro-organismes solubilisateurs du phosphore (mycorhizes, bacillus sp….)
  • les substances améliorant la résistance au stress hydrique (glycine-bétaïne, osmolytes…)

Agriculture-Nouvelle

Et vous ? Où en êtes-vous de vos rendements en maïs et du coût que cela implique ?


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